Michael Carrick a tout à fait le droit de se sentir lésé. Les deux décisions de penalty qui sont allées à l'encontre de Manchester United lors de leur match nul 2-2 à Bournemouth le 13 avril étaient, pour être charitable, déroutantes. Attwell a désigné le point de penalty à la 16e minute lorsque Willy Kambwala a été jugé avoir fait trébucher Dominic Solanke, puis à nouveau à la 66e après qu'Alejandro Garnacho ait été pénalisé pour une main. Les deux semblaient légers au ralenti, surtout le second, que la VAR a confirmé malgré les ralentis montrant le ballon déviant sur la poitrine de Garnacho avant son bras.
"Étonnant", les a qualifiés Carrick. "Déroutant." Et honnêtement, qui pourrait argumenter ? Le premier penalty, converti par Solanke, a donné l'avantage 1-0 à Bournemouth tôt dans le match. Bruno Fernandes a égalisé pour United à la 35e minute, une frappe bien placée juste à l'intérieur de la surface. Puis est venu le deuxième penalty, converti par Justin Kluivert, qui a redonné l'avantage à Bournemouth. Fernandes a marqué à nouveau à la 78e, une volée puissante, pour arracher un point. Mais voici le problème : Carrick, et United, doivent regarder au-delà de l'arbitre.
Il ne s'agit pas seulement de deux mauvaises décisions. Il s'agit d'un schéma. United a maintenant perdu 10 points après avoir mené au score en Premier League cette saison. Ils ont également concédé 50 buts en 32 matchs de championnat, leur plus grand total à ce stade d'une campagne depuis 1978-79. Vous pouvez blâmer Stuart Attwell pour les penalties autant que vous voulez, mais vous ne pouvez pas le blâmer pour la défense poreuse qui permet à Bournemouth, une équipe de milieu de tableau, de les transpercer à plusieurs reprises.
En toute franchise : la performance de United au Vitality Stadium était plate. Marcus Rashford, un joueur à 300 000 £ par semaine, a été largement invisible pendant de longues périodes. Casemiro, le soi-disant pilier du milieu de terrain, semblait un pas trop lent, comme il l'a été pendant une grande partie de la saison. Oui, Fernandes a marqué un doublé, et il a été le joueur le plus constant de United, avec maintenant 15 buts toutes compétitions confondues. Mais un joueur ne peut pas masquer les fissures d'une équipe entière.
La vérité est que, même sans ces penalties, Bournemouth a créé suffisamment d'occasions pour gagner. Ils ont eu 12 tirs cadrés contre 8 pour United. Solanke était une menace constante, et Kluivert a donné du fil à retordre à Diogo Dalot tout l'après-midi. Les Cherries ont joué avec plus d'intensité, plus de détermination. Ils en voulaient plus. C'est une plus grande accusation contre United que n'importe quel arbitrage discutable.
Écoutez, United est septième au classement de la ligue, derrière même Newcastle. Ils ont du mal à se qualifier pour n'importe quelle compétition européenne, sans parler de la Ligue des Champions. Ils ont fait match nul lors de trois de leurs cinq derniers matchs de championnat, y compris contre Brentford et Burnley. Blâmer l'arbitre est une solution de facilité, une distraction commode des problèmes systémiques plus profonds qui affligent Old Trafford.
La frustration de Carrick est compréhensible, mais il doit se concentrer sur la raison pour laquelle son équipe se met continuellement dans des positions où une décision discutable peut décider du match. Ils ne dominent pas leurs adversaires. Ils ne contrôlent pas les matchs. Et c'est un problème bien plus grand qu'une mauvaise performance arbitrale.
Ma prédiction audacieuse : United terminera en dehors du top six cette saison, marquant sa pire performance en Premier League depuis plus de 30 ans, et Carrick ne sera pas en charge la saison prochaine.